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Les
meilleurs produits ne peuvent être sublimés
que par un bon travail.
La quête quotidienne du fond le plus transparent
et le plus lisse, de la plus pure découpe,
de la recherche du meilleur assaisonnement et l’affût
de l’accord de saveurs le plus parfait constituent
mon travail quotidien.
Tradition
ou modernité
Il va de soi que tout travail, toute recherche de
qualité doit s’accompagner d’une
vision claire de ce à quoi nous voulons aboutir.
Je dis “nous” car le résultat d’une
belle assiette ne peut être que le fruit d’un
travail collectif. Il est nécessaire qu’une
équipe pousse mais qu’un capitaine donne
la direction.
Cette direction où se mêlent tradition
et modernité m’est dictée par
mon apprentissage rapide mais ô combien intense
chez Paul Bocuse. Où la cuisine pétrie
de classicisme ne laisse aucune place à l’improvisation.
Dans le même temps, je m’inscris dans
cette génération de cuisiniers en quête
de nouvelles sensations, de modernité et d’accords
osés. C’est ainsi que certains produits
nobles côtoient des airs de réglisse
ou des spaghettis transparents à l’algue
marine!
Ma limite est celle du raisonnable. Elle est aussi
celle d’un souvenir d’enfance quand j’avais
10 ans. Mon oncle, alors Chef du ‘Cheval Blanc’
me disait en versant le champagne sur une fontaine
: ‘Si tu veux du champagne, ne bois pas cette
coupe, il y a de l’azote, c’est pour la
fumée, c’est pas bon’
Ma
recherche depuis n’est plus de créer
de bons plats car je pense maîtriser le choix
des produits, les accords, les cuissons et les assaisonnements.
Ma recherche et devenue philosophique et culturelle
: elle fait appel à notre inconscient collectif,
les plats DOIVENT susciter l’émotion.
C’est pourquoi je travaille sur des saveurs
d’enfance. Ainsi le coco boer est devenu de
l’air dans l’amuse bouche. Les mignardises
présentées en 5 saveurs sont pomme d’amour,
pâte de fruits, glace et guimauve.
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